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 TRIATHLETE-ATTITUDE 
 
Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman
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Poster un nouveau sujet   Répondre au sujet    Triathlète-Attitude Index du Forum -> Vos Courses -> La Course
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Xiaozhu79


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MessagePosté le: Dim 29 Mai - 11:41 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Coucou à tous, 
Un petit post que je vais agrémenter d'ici demain (le temps de récupérer) d'un CR aux petits oignons (comprenez un long pâté qui met trois plombes à lire !!).
La prépa, l'avant course, la course, promis je vous dirai tout.


Une épreuve des plus conviviales, avec une ambiance formidable et un organisateur bien déjanté.
Hormis la course en elle même, tout est fait avant, pendant et après pour que le triathlete soit chouchouté et passe le meilleur moment possible.


Une expérience pleine d'émotions, qui s'est terminée pour moi au bout de 14h56 d'efforts, sur une finish line sous le signe de la fiesta.
La suite à venir...


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MessagePosté le: Dim 29 Mai - 11:41 (2016)    Sujet du message: Publicité

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Patrick C


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Localisation: Le plessis trévise

MessagePosté le: Dim 29 Mai - 19:55 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Okay  bon hâte de tout savoir  Razz
et encore bravo 
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Vivre c'est partager


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Trijay


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Messages: 6 050

MessagePosté le: Lun 30 Mai - 09:50 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Hâte, et BRAVO Okay
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Xiaozhu79


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MessagePosté le: Lun 30 Mai - 10:33 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Patrick C a écrit:
Okay  bon hâte de tout savoir  Razz
et encore bravo 





Trijay a écrit:
Hâte, et BRAVO Okay






Merci messieurs, l'heure du débrief est venue !


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Tof


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MessagePosté le: Lun 30 Mai - 13:18 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Bah il est où, ce débrief ? ^^
Bravo en tout cas.
_________________
Tu sens la force s'emparer de ton petit corps chétif ?


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rongalek


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Inscrit le: 02 Mar 2014
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Localisation: hochiminh ville

MessagePosté le: Lun 30 Mai - 14:41 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

bon, 4e fois que je viens et toujours rien.
mais ce qui est bon est long. tres long.
il semblerait qu'il soit plus dure pour certain de pondre un CR que d'achever un Ironman !
_________________
Correspondant en Asie pour Triathlete attitude.
Quand j'envois du lourd jexplose


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Xiaozhu79


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Inscrit le: 18 Mai 2015
Messages: 541
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MessagePosté le: Mar 31 Mai - 01:19 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Purée, je suis vert...toute la journée à vous peaufiner mon CR, je ne sauvegarde pas...et déconnexion, tout perdu !
Promis, je vous le mets demain matin, là, c'est la colère qui prime !!!
GRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRRR
Evil or Very Mad Evil or Very Mad Evil or Very Mad





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rongalek


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Inscrit le: 02 Mar 2014
Messages: 169
Localisation: hochiminh ville

MessagePosté le: Mar 31 Mai - 01:42 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

LOL il faut tout le temps l'ecrire sur word puis le copier coller sur le forum. car parfois ya un bug: tu l'ecris sur le forum, tu le post...et rien ce se passe. tout a recommencer.
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Correspondant en Asie pour Triathlete attitude.
Quand j'envois du lourd jexplose


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lowman


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Inscrit le: 10 Juil 2014
Messages: 743
Localisation: franconville

MessagePosté le: Mar 31 Mai - 08:29 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

pourtant j'ai cru l'apercevoir hier soir et j'ai pas eu le temps de lire.....


en tout cas bravo....


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Xiaozhu79


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Inscrit le: 18 Mai 2015
Messages: 541
Localisation: Paris

MessagePosté le: Mar 31 Mai - 08:48 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

lowman a écrit:
pourtant j'ai cru l'apercevoir hier soir et j'ai pas eu le temps de lire.....


en tout cas bravo....



Tu remues le couteau dans la plaie  Very Happy


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Kapik


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Inscrit le: 27 Nov 2012
Messages: 5 505

MessagePosté le: Mar 31 Mai - 17:36 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

bravo, c'est passé  Okay


hâte de lire le CR


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Killy


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Inscrit le: 24 Aoû 2011
Messages: 1 316
Localisation: Belgique

MessagePosté le: Mar 31 Mai - 20:02 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Bravo pour ta course.
Pour le CR....c'est hyper rageant! Déjà eu l'expérience...
_________________
Le sport ne forge pas le caractère, il le révèle


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AIM
Xiaozhu79


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Inscrit le: 18 Mai 2015
Messages: 541
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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 00:10 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

La 6ème épreuve de mon triathlon distance IM arrive donc : le récit !
Je dis 6è car le tri, c'est 4 épreuves (la Transition en étant une à part entière, vous en aurez encore la preuve en lisant la suite), auxquelles j'ai rajouté un trajet Hourtin-Paris en voiture de nuit, à la suite de l'IM.
De quoi être bien rincé et avoir les doigts qui ripent un peu sur les touches, entre l'excitation de vouloir partager cette aventure et les douleurs résiduelles dans les poignets, rares stigmates à J+2 de quelque chose qui vous lessive un homme.


Pour bien raconter ce Frenchman, il faut expliquer pourquoi je me suis retrouvé au départ (je me le suis demandé au moins 1000 fois avant, pendant et après l'épreuve!) et comment je m’y suis préparé.



AVANT COURSE


Un Triathon IM oui, mais lequel ?


Après mon Triathlon L de Bandol, j'avais tiré quelques enseignements non négligeables tels que ma force mentale à même de surmonter douleurs et difficultés rencontrées pendant une longue course, ma capacité à enchainer au moins 7h d'effort en mode Endurance mais aussi mes lacunes en terme de prépa, ainsi que mes faibles niveaux de natation et cyclisme.
Je ne vais pas clamer haut et fort que finir un L fait de moi un finisher d'IM en puissance, mais avec pour atout ma détermination, j'ai l'intime conviction que je peux me lancer.
Pas pour le gagner, pas pour performer, mais pour voir, pour découvrir et avec pour unique objectif de terminer dans les délais.
Je laisse volontiers le débat ouvert sur cette phrase, certains trouveront super voire déjà surhumain d'y aller pour finir en 16h, d'autres trouveront ça nul de ne pas se fixer de performance et n'envisagent pas qu'on puisse partir sur quelque chose d'aussi "élitiste" dans des chronos qui signifient qu'on va en baver sévère...
Moi, je sais d'où je pars (de loin donc) et que tout ceci est un long apprentissage, mais aussi que mon impatience me pousse à zapper quelques étapes.


Après 2 mois de repos total post Bandol, à profiter de tout (week end fiesta, vacances dans les tropiques, quelques bitures...), je me remets doucement au sport et je me pose vite la question de mes objectifs pour 2016.
Assez vite, j'ai en tête de me lancer dans une prépa d'IM, goûter à un volume d'entrainement assez conséquent et voir si je me sens d'y aller ou pas.
Ce qui veut dire cibler l'IM auquel je souhaiterais participer et définir une période de l'année optimale pour y arriver avec la prépa.


Ca parait simple, mais assez vite, on fait le détail des éléments qui comptent dans une prépa et la liste de choses à prendre en compte est assez longue : les vacances familiales, les impératifs professionnels, l'éventuelle météo sur la période de l'épreuve mais aussi pour la préparation, la motivation à s'entrainer sérieusement en Juin/Juillet quand ce sont les beaux jours et que tous les amis sortent boire des verres...
J'élimine donc les épreuves entre Juillet et Octobre (pas possible pour moi de m'entrainer de façon assidue a minima pendant le mois d'Aout), avec une préférence pour une épreuve en France.
Ce sera autour de Juin, peur de pic de température en Juillet, maintenant le choix va se faire sur d'autres critères : profil à vélo, météo potentielle, organisation.
Très vite, je pense à Nice, l'Ironmédoc/Frenchman et l'Ironcorsair.
Nice étant vite complet (et quelque part, ça m’arrange, entre le coût et la grande machine Ironman, je ne me sentais pas trop de le faire), il ne me reste que 2 options, je penche assez vite pour le Frenchman : météo à priori plus clémente, pas trop de difficulté pour trouver des hébergements, organisation déjà rodée et des retours positifs sur les précédentes éditions.


Le choix de l’IM à préparer est fait, il reste donc à s’atteler à l’entraînement de façon sérieuse et voir, en checkant régulièrement le nombre de dossards dispos, si je me sens d’y aller ou pas.



La Préparation 


Mon bilan 2015 et mes résolutions 2016 esquissaient ce qui me semblait être un programme pouvant me convenir et, selon moi, à même de pouvoir m’emmener jusque la finish line sans trop de dégâts.
A prendre en compte tout de même pour cet objectif, 2015 m’a laissé sur les rotules, physiquement et mentalement, pour diverses raisons et j’ai clairement frôlé le burn out.
Je vais devoir écouter davantage mon corps et réussir à marier mes activités sportives avec de nouvelles responsabilités professionnelles et une vie familiale toujours remplie.


Côté bonnes nouvelles, mon break 2mois m’a permis d’éliminer ma blessure à l’épaule (l’IRM était vraiment pas belle à voir) ainsi que ma tendinite persistante à la cheville…et puis autant le dire, j’ai les crocs !


Mise en marche du programme, je vais prendre des cours de crawl et beaucoup nager, beaucoup rouler pour accumuler des bornes en hiver, mettre un peu moins de cap dans ma prépa foncière, ajouter de la PPG, puis faire 2mois de prépa spécifique pour arriver au Frenchman.


Vœux pieux, j’attaque l’année par une inscription à la piscine aux cours de natation et je suis rapidement motivé pour 3 séances par semaine, ça sent bon cette affaire.
Pour le vélo, nous sommes mi janvier et je peine clairement à trouver un créneau pour mes sorties…et ça ne va pas s’arranger.
Je suis envoyé en mission pour le boulot à l’étranger, une dizaine de jours à Londres puis une dizaine de jours à Dallas.
Trop de taf sur place pour pouvoir rouler, juste pu aller nager et courir un peu.


Pas que je sois du genre à paniquer, mais on arrive fin février, et à part nager et courir, je ne roule toujours pas.
Beaucoup de boulot, des anniversaires à tout va les weekends, le décalage horaire dans les pattes. Autant dire que je suis bin loin à 3mois du Frenchman de m’y inscrire.


Mars arrive, les beaux jours un peu aussi, et là, c’est secouage de puces, je dois rouler, pas le choix.
Seule possibilité dans mon emploi du temps, c’est le vélotaf : un parcours de 48kms, à traverser Paris, longer le canal de l’Ourcq puis quelques routes bien sympa pour rejoindre l’aéroport de Roissy.
Pour commencer, ce sera 2 trajets sur une semaine, pour me familiariser avec le parcours, et je me rends vite compte que c’est loin d’être parfait.
Enchainer le boulot après un tel périple, ce n’est pas si évident, le trajet retour (effectué un jour différent) étant par contre plus sympa.
Pour le moment, c’est vélotaf aller Lundi, cours nat’ mardi, vélotaf reotur mercredi, 1h nat’ jeudi, cap vendredi et 30min nat’ le samedi.


Pour arranger la prépa, arrive la semaine de ski, que j’avais complètement oublié d’assimiler à mon calendrier de prépa. Pas idéal (pas de nage, pas de vélo) mais je me dis que je vais quand même travailler le corps et le cardio, ce sera ça de pris.
J’en reviens indemne (et oui, ça compte !) et peut enfin passer à une étape supérieure de mon entrainement : j’ajoute une 3e sortie vélo semaine, avec pour objectif de tourner à minimum 130kms semaine.


Mais là, c’est le drame…grosse chute un matin en allant bosser, matin pluvieux, sur une section pavée, un gentil vieil homme lâche son chien à mon passage : énorme chute, glissage en m’éclatant sur le côté, retenant in extremis mon vélo qui manquait de tomber dans le canal.
A peine le temps de gueuler, le vieux évaporé, je vérifie illico si pas de casse matérielle car il me reste encore 30kms sur mon parcours.
Quant aux bobos, j’ai de la chance, c’est brûlures + contusions mais rien de cassé, je remonte en selle, je serre les dents, et même si la semaine sera un peu douloureuse, le pire a été évité.
Changement de proramme donc, fini le vélotaf, le parcours est un peu dangereux et ma vigilance est clairement altérée car je pense trop au boulot et pas assez à ma partie vélo.
Désormais, j’emène le vélo dans la voiture et je vais tourner autour du boulot. Tôt le matin ou l’après midi, selon mes possibilités.


Avril commence, mon collègue qui me coache à vélo me dit alors que mon plan et mon volume sont insuffisants, que je vais droit dans le mur si j’augmente pas les sorties.
Première décision, placer 2 sorties le même jour, avec pour objectif de faire 100kms dans la journée, avec une troisième sortie d’au moins 3h voire 4.
Coté natation, le crawl se met en place…version escargot et surtout, je n’arrive pas mais alors pas du tout à tenir plus de 100m , ça commence un peu à m’agacer cette affaire.


Le mois avance, les semaines me fatiguent petit à petit, mais je n’ai toujours pas pris ma décision quant à ma participation…je ne sais pas si vous le ressentez, mais ça s’appelle retarder l’échéance cette histoire.
En même temps, on va dire que je m’entraîne vraiment sérieusement seulement depuis un mois, et pour un mec qui a peu de bouteille dans le tri, ça ne serait pas plus mal de ne pas s’emballer ^^


Arrive la dernière semaine d’Avril, décisive dans ma prépa et qui va m’orienter dans mon envie et mon choix.
Les beaux jours ont pris place à Paris et un vendredi soir, en rentrant d’une sympathique sortie à vélo de 70kms, je sors avec des potes pour me changer un peu les idées.
Nuit blanche, fiesta, un peu (beaucoup…) d’alcool..je vais mettre 3 jours à récupérer.
Et je m’en veux, autant ça m’a fait un bien fou, autant je me suis dit que je me donnait du mal pour caser de l’entrainement, que malgré les moments difficiles ou épuisants, ma motivation était clairement dans le sport et l’atteinte de mon objectif et que j’aurais tout loisir de faire la fête une fois l’objectif atteint.
C’est décidé, je me fous la gueule dans le guidon, j’ai 3semaines devant pour augmenter encore le volume à vélo et je vais m’inscrire.


Je sais que je suis ARCHi juste, qu’une telle prépa ne me servira qu’à être finisher, mais là, j’en ai envie, je suis chaud patate.


Inscription validée (tellement impatient le loustic que j’en oublie que je n’avais pas de certificat médical à jour…), mes 3 dernières semaines d’entrainement du mois de Mai sont raccord avec ma motivation : 3 natation, 2 cap, et 3 sorties vélo pour 200km/semaine.


L’heure est venue de faire du jus, je ne répèterai pas l’expérience de l’an dernier du 20km 1 semaine avant le HiM, je vais juste me reposer, placer une natation et une sortie vélo pour dérouler sur 20kms, rien de plus !


Au total, j’arrive avant le Frenchman avec 1400kms dans les jambes sur les 8 dernières semaines, environ 45 séances de natation depuis le début d’année, et quelques bornes (peu) en cap.
Ca vaut ce que ça vaut, par contre, une chose est sure, j’arrive à un moment de pic de forme, ce qui m’était rarement arrivé jusqu’à présent au moment d’une épreuve, quelle qu’elle soit.



LA COURSE


La natatation


Nous y sommes, le moment de se jeter à l’eau, 3.8kms d’une traite, la rive semble si loin.


Avant ça, il y aura eu une semaine à récupérer gentiment, à préparer petit à petit chaque soir mes affaires, doubler, tripler les options matériel (cuissard/maillots vélo, shorts/hauts cap) en ayant en tête une constante : je veux avoir le choix de mon confort, c’est un IM, je ne vais pas tout faire en moule burnes (mon prochain objectif, peut-être à Chantilly en Aout !!!).
Le trajet vendredi en voiture avec mon collègue qui s’est proposé de m’accompagner a été excellent, de la franche rigolade, ça limite le stress et ça rassure d’avoir un cycliste émérite pour m’aider à préparer mon vélo une fois sur place.
Arrivés sur place, on goûte déjà avec bonheur au doux climat du Médoc, l’odeur des pins le long de la route, le soleil, le très beau lac d’Hourtin.
Certes je ne suis pas venu pour passer des vacances relax, mais je profite de chaque rayon de soleil et apprécie ce vendredi sans trop de stress, je me dis à chaque fois que ces moments sont le splus agréables, tant que l’appréhension ne s’est pas installée.
Retrait des dossards, préparation des sacs T1 & T2, préparation du vélo, tout se fait tranquillement, et je peux d’ores et déjà apprécier l’organisation que je trouve de très bonne facture.
Le parc à vélo est proche du lieu de retrait des dossards, il y a une grande tente avec plancher (visiblement pris en compte les remarques des années précédentes dues au sol meuble sablonneux pas agréable), la distance entre l’arrivée natation, le départ vélo et la course à pied sont très courts, ça sent la régalade.
Mais quand je parle de régalade, je ne savais pas encore le pied qu’on allait prendre au briefing.
Une ambiance surchauffée, c’est l’organisateur de ce weekend triathlon qui prend la parole, Benjamin Sanson (pour ceux qui ne connaissent pas, je vous laisse rechercher), et qui nous fait un show de haute volée.
Ca rit à tout va, la promesse est faite de chouchouter les concurrents, que ce soit sur l’organisation, les bénévoles, les ravitos, les conditions etc…
Mon pote qui m’accompagne est subjugué, il me dit qu’il n’a jamais vu ça, et globalement, c’est le mot qui ressort des concurrents.
Mine de rien, il est 19h et toujours pas un poil de stress à l’horizon, parfait pour attaquer la pasta party.
Comprise dans l’inscription, 15euros pour un invité, rdv sur un restaurant sur le port d’Hourtin (à50m) et franchement, ça passe nickel.
Entrée buffet, plat de pâtes, tarte aux pommes en dessert, bon, simple, copieux, parfait.
Un petit tour sur la jetée pour profiter du coucher de soleil et direction la chambre...prise sur le site, un peu par hasard, je dois avouer que niveau logistique, je suis juste hyper calé, je n’aurai qu’à marcher 5mins le lendemain matin pour me rendre au parc à vélos, pas besoin de chercher un stationnement etc...là encore, tout est géré pour avoir ZERO stress (vous devinez au nombre de fois où je l’évoque que c’etait le truc que je redoutais le plus ?!).
Endormi vers 23h, réveil posé à 5h...et réveillé 3h30...impossible d eme rendormir, l’adrénaline est là, les ronflements de mon pote aussi, peu importe, je me détends, yeux fermés, un peu de musique et ne me prends pas la tête...je vais même m’assoupir 30mins et l’heure est venue pour le ptit dejeuner.
Petit point nutrition et ravitos : pour le matin, j’ai prévu 3 tranches de pain d’épice, une tartine à la confiture, un bol de céréales quinoa (pas trop de fibres pour laisser mes intestins tranquilles!) au lait de riz, une banane, et de la boisson Energy Source High5.
Je me tatais à utiliser les marques de l’organisation, mais jme suis bien fait aux gouts de ce que j’avais, j’ai continué ainsi.
Avant la natation, j’ai prévu 2 gels, et un dans le sac de T1 avant le vélo.
Pour le vélo, il y aura 3 gourdes (1 d’eau, 1 de boisson iso, 1 avec pastille hydratation), 5 tranches de pain d’épices, des pommes de terre vapeur, abricots secs et j’embarquerai 5 gels (+1 caféiné) et 2 barres énergétiques).
Pour la cap, un gel dans le sac T2, 2 gels sur moi, et pour le reste, ce sera selon les ravitos (ils ont annoncé des gels et barres barres apurna, du salé, des fruits frais et fruits secs, différentes boissons dont coca, eau, iso).
Donc le ptit dejeuner est ingéré, lentement et c’est déjà l’heure de descendre au parc à vélo gonfler mes roues que j’avais pris soin de dégonfler la veille.
Le côté pratique du logement sur place, c’est que je peux filer aux toilettes juste avant de descendre et me voici parti.
Pneus gonflés, mon 3e sac à la main, je n’ai pas enfilé encore ma combi, juste un bas de survet, un short de bain. On se dirige tous vers des bus qui nous emmènent au point de départ de natation situé sur l’autre côté du lac d’Hourtin, 15minutes de route.
15minutes et c’est donc là que le stress tant redouté, tant repoussé, s’immisce, violemment : je fais quoi ici, je ne vais jamais finir, ce sont tous des avions de chasse autour de moi, ils ont tous l’habitude, je suis un bébé chez des adultes...bref mon esprit est en tornade complète, j’en ai limite envie de vomir.
Le bus s’arrête enfin, une bouffée d’air frais me redonne vie, le temps de mettre ma combi, enfilée d’une traite, sans besoin d’aide, je suis tout fier de moi...et je me sens mieux quand j’entends 2 mecs qui semblent rodés aux joutes Im et exposent sans honte leurs doutes “punaise, quand même, 3.8km d’un coup, ça impressionne…”


Nous y sommes, le moment de se jeter à l’eau, 3.8kms d’une traite, la rive semble si loin.
Je me suis mis d el’eau dans la combi, mes pieds, mes mains, ma nuque passés à l’eau et l’ambiance est festive, là encore, Benjamin Sanson met le feu...et d’un coup, je me rends compte que j’ai oublié UN truc dans tout l’emballement : mon échauffement !
Je vous en avais parlé, je nage en brasse, et mes cours de crawl, bien que m’ayant beaucoup appris, ne suffiront probablement pas. Alors si en plus je ne suis pas chaud...hmmm…
10,9,8...c’est aprtiiiii...bon, moi, comme d’hab j’y vais peinard, je marche un peu, je discute avec un mec qui me dit “bon, jsuis mauvais nageur donc je marche tant que je peux, c’est ça de gagné”...bien vu mec, mais moi, je vais nager en brasse alors bon, 5m de plus ou de moins.
Je ne vous ai pas parlé de mes objectifs, ou plutôt prévisions.
L’objectif, c’est finir. Les délais de course sont 2h15 natation, 2h30 sortie parc à vélo, 10h30 nat’+vélo, et 17h au total.
Je ne vais pas dire que ça passe, mais je m’attends a nager environ 1h50, faire une T1 de 10mins et une T2 d’environ 15mins (le temps de mettre de la crème sur mes jambes hihihi), je me dis que je ferai le vélo en 7h30 (donc juste dans les temps) et j’espère un marathon sous les 5h45.
C’est faible, je le sais, mais je ne me sens pas capable de mieux, en étant lucide sur ma prépa, et surtout, je connais les cadences de croisière qui ne me feront pas exploser en vol, l’objectif étant de finir debout, sans trop de casse.
Donc je nage, je brasse...et là, c’est l’horreur...l’eau doit être à 16, peut être plus, mais ça passe...non, ce qui ne passe pas, c’est que je ne trouve pas mon souffle, je n’avance pas, mes jambes ressortent de l’eau avec la combi. Je n’ai aucune idée de mon allure, aucun repère et, peut être pour la seule fois de toute la journée, je doute énormément de ma capacité à aller au bout...je me dis que la montagne est immense et moi tout petit. 25minutes de doutes, de nage non posée (un peu comme à Bandol finalement), je n’ai pas compté les bouées espacées de 180m, mais je n’ai pas du nager plus de 7bouées...ça va être long...long...long...oh mais ce soleil qui se lève là ? c’est chouette...et tiens, cette bouée arrive plus vite...et puis mince, ya encore quelques personnes autour de moi là...sur les côtés, derrière (à Bandol, j’ai fait au moins 1500m sur 1900 en étant dernier !)...ça y est, le second souffle est là !!!
J’espérais une nage à 2’30’’ aux 100m en mode cool, mon temps entre deux bouées (180m) est de 4minutes...je suis rapide là par rapport à mon plan..rapide mais facile, pas de douleurs, les jambes se déplient tranquilles, le dos n’est pas creusé, et hop, 3’50, puis 4’, puis 4’10, puis 3’55...les bouées défilent, les mecs zigzaguent autour de moi, alors que je file droit et la rive se rapproche finalement...coup d’oeil à ma montre, 1h de passée, j’ai survécu au plus compliqué, là, c’est de la routine.
Pas MA routine, je n’ai jamais nagé plus d’une heure, mais ya pas de raison que ça ne passe pas.
Seul petit accro, un concurrent se trompe de bouée, je vois le zodiac des arbitres filer vers lui sans trop comprendre et les suis sur 10/15m avant de comprendre que moi, j’étais dans le bon chemin.
Bémol du parcours natation, on entre dans un chenal vers le port, la marina, pas très agréable, plutôt crade, odeur pas terrible...et surtout interminable. Je me croyais à 100m de l’arrivée, mais c’est plutôt encore 400 !
Chose assez drôle pour un milieu/fin de peloton, ça se regroupe et ça joue à la bagarre. Je suis du genre fair play donc j’évite de donner des coups, je me déplace légèrement mais yen a un qui me provoque, c’est sur. Vas y qu’il me tire le pied, vas y qu’il me passe devant et zizag 1 fois, 2 fois, 3 fois...ok, ras le bol, je suis un triathlète moi aussi donc je lui passe par dessus...je suis dépucelé désormais sur cette pratique, c’est jouissif...du coup, je recommence sur un autre, bim, bam boum..sortie de l’eau...1h37..youpiii..
Ah euh, non, pas youpi en fait, je n’arrive pas à respirer là, j’étais mieux dans l’eau..et puis la tête tourne un peu…
Vite, la chaise sous la tente de T1, un régal avec les bénévoles qui me donnent mon sac, m’apporte les ravitos, me proposent leur aide...c’ets top, mais là, je sens un besoin de souffler, de prendre mon temps, et presque de façon toquée, je me sèche 2 fois, 3 fois...je mets 3 plombes à enfiler mes affaires, à prendre mon gel et repartir vers mon vélo (merci les dames bénévoles qui s’occupent de mettre mes affaires dans mon sac et le ranger)...et finalement me sentir bien mieux une fois sorti de la tente…
T1 de 16mins...ouch, ça pique !


Le vélo
Niveau équipement, j’ai privilégié le confort : un cuissard à bretelles, des chaussettes fines, un maillot. L’autre choix, c’est de mettre mes chaussures le plus tard possible. Je ne sais pas les mettre sur le vélo (bon, elles ne sont pas top pour ça non plus, je rappelle que j’ai toujours le même modèle spartiate que mon pote m’avait filées qui sont une pointure en dessous mais auxquelles je suis attaché de façon superstitieuse), elle sont trop rigides pour courir avec, donc au dernier moment.
Je peux vite les enfiler, la distance pour sortir et monter sur le vélo n’est aps élevée et cadeau de Benji Sanson, je cite “les mecs, le départ vélo, c’est en haut d’une petite bosse, donc vous partez en descente PLEIIIIN GAZ”. Appréciable, même si on va relativiser le plein gaz hein.
C’est parti pour la folle aventure, à ceci près qu’au bout d e15m, je me rends compte que mon frein avant frotte à ma roue...shit, j’essaie de replacer en roulant, je me flingue un doigt donc arrêt, je replace le frein, récupère un bidon d’eau tendu par les bénévoles du ravito présent pile à cet endroit et je repars.
Le parcours vélo, c’est 3 boucles de 60kms, réputé plat, roulant, avec un beau revêtement et peu de difficultés.
Avec un bémol, quelques looooongues lignes droites, dont une qui arrive vite, avec un goudron granuleux pas agréable et du vent de face. Là, c’est déjà, pas agréable, et en plus, ya un demi tour, donc on se la retape cette ligne droite, sans trop sentir du coup le vent dans le dos.
Envie d’uriner, chose qui est passée nickel dans l’eau avec la combi, mais là, ça vire à l’obsession. Je ne trouve pas trop de coin où m’arrêter sur cette longue ligne droite, je roule à environ 30km/h (en tête, je me me dis que je ferai le parcours vers 23/25), j’essaie de le pisser dessus mais je n’y arrive pas.
10mins que ça dure, je sens que ça altère le cardio, la moyenne, ok, je m’arrête quo...et ça fait du bien bordel ! Déjà 40mins que je suis parti, le bon moment pour du pain d’épice et un abricot sec, je repars, là, c’est une portion vallonnée avec les 2-3 bosses du parcours (ça passe sans trop de souci), puis un passage hyper agréable, la route en forêt, c’est roulant, légèrement valloné mais l’odeur de spins est tellement agréable...à part encore un foutu vent de face. Cette portion est assez longue et nous emmène vers le 30e km puis un demi tour, avec ravito. Sur le précédent vélo, j’ai pris de la banane et u de l’eau, là, rebelotte et je m’arrose un peu car niveau météo, on est gâtés, il fait beau, pas trop chaud mais pas loin...et c’est reparti, vent dans le dos, ça roule à 35, un pur régal (un des rares à vélo), avant une courte mais sympathique petit bosse à 5/6%, il reste alors une 15ne de kms d eplat avant de termine rla 1ere boucle.
Je me nourris toutes les 25mins, j’alterne sucres rapides, lents, fruits, pain d’épice et je prend un gel par heure. 60kms en 2h20, je suis pas trop mal...jusqu’ici tout va bien.
J’entame la 2e boucle et là, mon cerveau bloque, je vais devoir me retaper la foutue ligne droite de 12kms, avec ce vent de face et ce goudron pourri..et là, ça décroche physiquement, coup de mou vers le 70e à l’entame de la maudite ligne droite.
Retrospectivement, je pense que c’est un mélange d’effets du sucre, un coup de fatigue des jambes qui, à cause de la brasse, tournent depuis déjà près de 4h20. Et là, je ne trouve pas de position confortable.
Prolongateur (j’avais zappé l’étape matérielle de ma prépa mais j’ai fait un petit réglage chez un vélociste pour améliorer ma position, achat d’un prolongateur et pas encore hyper à l’aise mais un pédalage beaucoup moins heurté qu’avant, demeure une sale douleur insidieuse au trapèze gauche…), cocottes, bas du cintre, guidon...je n’y suis pas, puis mes fesses se durcissent mais surtout je commence à être irrité, à ne pas trouver comment m’asseoir, puis, puis, puis..ça ne colle pas. DOnc aux grands maux les grands remèdes, je m’arrête un instant, je pisse un coup, je m’arrose la tête, je mange une barre énergétique et je repars (30secs d’arrêt qui sonnent comme une éternité…).
Et, Ô miracle, la fin de la portion détestée me fait me sentir bien mieux, surtout quand je n’ai plus le vent qui me taquine. Mentalement, je sais que je n’aurais plus qu’une fois au dernier tour à l’affronter, ça me soulage, par contre, cette épreuve mentale aura un peu taper dans le cardio et l’énergie donc je vais rouler en sous régime pendant encore quelques kms...la partie vallonnée, face au vent, n’arrange rien, le demi tour me semble si loin...mais une fois atteint, le moral est là, le vent est derrière et ça va pousser...ouf, j’ai passé ce gros cap difficile qui aura duré et m’aura surtout atteint pendant un sacré moment (près de 25kms), mais la satisfaction d’avoir dépassé la moitié d ela distance fait du bien, puis d’être à mon 100e km...on se raccroche parfois à rien, mais ça fait du bien.
Ah tiens, mon pote est sur son vélo, venu me soutenir...que je croyais, j’en prends plein la tronche “bah tu fous quoi bordel, faut que tu sois sur la plaque, faut que tu roules là, oh, t’es en mode touriste”...
Bon bah pour les câlins, on verra une autre fois...je file finir ma 2e boucle et j’entame la dernière...ça va plutôt bien, je gère toujours la nourriture de main de maître, je m’hydrate, je prends aux ravitos sans trop perdre de temps, je m’arrête encore pour uriner et j’attaque ma portion maudite avec le mords aux dents...130e km...là où tout a failli basculer.
Le méga coup de pompe que je n’ai pas vu venir. Un baillement et d’un coup, la lumière s’éteint, je sens que je m’endors...le vélo me porte, vacille un peu, et par chance, je suis réveillé par un coup de klaxxon derrière moi (niveau orga, la majeure partie du parcours est fermé à la circulation et tout s’est hyper bien passé, très peu de voitures croisées) et revigoré par une averse soudaine...pfiou, j’ai frôle la catastrophe totale.
On m’a souvent parlé sur des efforts longs qu’il y avait un moment de bascule quand le corps a puisé dans les réserves et que le cerveau doit lui expliquer qu’il ne faut pas “s’éteindre” , un peu comme un second (enfin là, un 3e ou 4e!) souffle.
La pluie aidant, je vais vite mieux et c’est le moment que je choisis pour mon gel caféiné qui va achever de me rebooster pour les 40 derniers kms après cet épisode long de 10kms quand même.
Partie vallonnée, puis vent de face, un mec me tire la bourre en me dépassant, puis s’arrete pour pisser, me redépasse, s’arrête au ravito, puis me redépasse...ça m’agace là ! Mais ça passe le temps, déjà le demi tour, je m’arrête pour pisser, remercier les bénévoles que je ne reverrai plus et repartir plein badin grâce au vent qui me porte sans trop d’efforts à 35km/h.
Dernière bosse, dernières lignes droites, ça sent la fin du vélo et une immense fierté pour ma première sortie de plus de 100kms !!!
Je m’enflamme complètement, j’ôte un pied de la chaussure en roulant à 500m de l’arrivée, j’essaye l’autre pied..je n’y arrive pas...bon, bah je n’insiste pas, je reste comme ça jusqu’à l’arbitre..ouffffff, c’est fait.
Un bénévole récupère le vélo (j’ai laissé les chaussures dessus) et le casque et je file vers la tente.
Total vélo de 7h18 avec 2h20, 2h30 et 2h28 pour les boucles, soit quasiment pile ce que j’imaginais, pas de façon optimiste mais réaliste, et malgré le fait que ce soit un des plus mauvais temps vélo de l’épreuve, j’en suis fier de ce premier 180kms Smile
Soit 9h11, je suis bien dans mes temps de passage, en avance sur la voiture balai, c’est bon pour le moral Smile


Le Marathon


Le constat est simple avant d’attaquer le marathon, le corps est quasiment sans carburant, j’ai les fesses bien irritées, les pieds un peu engourdis...ça s’annonce bien !
Le plaisir continu du sourire et de la disponibilité des bénévoles, leurs attentions, ça facilite tout.
J’avais prévu 2-3 shorts différents, façon avisée d’anticiper l’état de mon intimité et j’opte...pour un combiné boxer léger et short de foot. Ca parait con, mais c’est le truc dans lequel je suis le plus à l’aise, même si pas de compression au niveau des cuisses qui peut paraitre indispensable pour limiter la fatigue musculaire, et j’ai besoin mentalement de ce confort.
Chaussettes confortables, vaseline à gogo, ma casquette, mes lunettes de soleil gardées sur le nez depuis le vélo, un tshirt léger (là encore pas de singlet compression zippé, je veux du léger et du confort) et c’est parti pour 42.195kms...la grosse blague quoi !



T2 de 11minutes, genre peinard mais moins qu’au début, j’entame donc le parcours qui correspond à 4 boucles de 10.5kms avec une configuration proche du parcours vélo, c’est à dire une espèce de parcours en Y avec à 2 reprises des demi tours.
Je pars à 9km/h, cardio ok, jambes (enduites de crèmes à l’arnica au préalable, conseil judicieux de mon osthéo pour rafraichir et éviter crampes et les jambes lourdes) pas trop mal, le seul hic pour le moment, c’est ma douleur au trapèze qui gagne le dos petit à petit.
2 gels sur moi, dont un caféiné, je trottine pas trop mal, il fait doux et ensoleillé, il y a du monde...mais je peux quand même voir qu’on est beaucoup à ne pas avancer vite, on se croise constamment, beaucoup ayant 1 ou 2 tours d’avance sur moi...ça va être long, oui, très long, je le sens.
Je le sens d’autant plus qu’au 4e kilomètre, grosse crampe d’estomac, souffle coupé, je n’insiste pas la course, on est au niveau d’un ravito, je m’hydrate, je me fais arroser au jet et je décide de marcher.
Je n’avais pas prévu de stratégie pour ce marathon, trop d emal à imaginer mon état...et je comprends vite que ça va être lent, en gardant en tête la volonté de ne pas exploser pour être finisher...c’ets décidé, j’alternerai marche et trottinage avec ce principe : si en trottinant je passe sous les 8km/h, alors je marche, en essayant de marcher constamment à plus de 7 km/h...et si je marche trop vite, le cardio remonte, donc je trottine.
Mon estomac est calmé, ma stratégie en place, je pense que je vais tourner autour de 5h30. J’ai couru un peu au début de cette première boucle que je termine en 1h15, toujours pas d’encouragement de mon pote (“bah alors, 1h15 pour 10 bornes, t’es venu en vacances mon Alex ?!”), je sais que ça va ralentir mais pas de panique, je suis en pleine gestion...idée renforcée quand je vois des mecs allongés sur le bas côté sous perfusion, d’autres qui trainent les pattes bien bas, souvenir douloureux pour moi de mon TFL au marathon de Sénart…
Je touche du bois, j’ai des douleurs et des bobos, mais pas de pathologie avérée, donc je continue...mais q’uil est dur ce 2e tour...je reste au contact d’un mec mal en point, je l’aide, le rebooste, il a un tour d’avance sur moi et je le pousse à se dépasser malgré sa jambe raide...mais je me rends compte que mon corps commence à souffrir.
Et la liste est longue : le trapèze enflammé/pincé, je ne peux pas tourner la tête / mal aux dents (trop de sucré dans la journée, mes dents étant sensibles au sucre, là, c’est des douleurs violentes dès que je mache une banane aux ravitos ou bois du coca) / dos tout contracté / genoux qui grincent au niveau rotulien / mollet gauche qui tire un peu / voute plantaire qui chauffe et fait mal.
Je cherche l’équilibre de la foulée, du cardio, du moins douloureux à défaut du bien être et boucle mon 2e tour en 1h30, soit 2h45 au semi (putain, ça pique de lire ça !!!), le 3e tour ne s’annonce pas bien mieux car les douleurs s’accentuent...mais là, je dois mon salut à un mec qui me prend sous son aile au 4e km, comme je l’avais fait auparavant avec d’autres, et me lance “notre stratégie Alex” (prénoms sur les dossards) : on marche encore 500m jusqu’au ravito et après, tu me suis, on court, ne em dis pas j’essaye, tu le fais...bizarrement, ça tient...je donne le tempo à la marche sur du 7.5, et il m’emmène à la course à 9km/h… Lui est dans on dernier tour, on discute de nos vies, de sa pratique du triathlon, un vrai bon moment d’échange qui me fait passer 4kms vraiment bien, mais mon cardio commence à coincer, je l’encourage à pousser pour son sub 14h alors qu’il sortait de blessure avant une prépa écourtée, donc il s’en va et moi, je finis tranquillement mon 3e tour.
A chaque fois, quand les bénévoles ou les coureurs te demandent si c’est ton dernier tour, tu es là “non, encore 2, encore 1…” mais enfin, arrive mon dernier.
3e tour en 1h35, pas follichon, mais ça sent mon les 15h30 cette affaire si je n’arrive pas à accélérer, j’aurais signé des 2 mains il y a 2 mois dans la brume de ma prépa aléatoire !
Un gars croisé à la T2, le fameux qui me tirait la bourre à vélo, et que je crois avec 1km d’avance sur moi me dit d’en profiter, de même qu’un mec qui avait 1 tour d’avance sur moi me disait que c’était le meilleur moment de la journée qui arriverait avec ce dernier tour.
Les 4 premiers kms sont pas moyens, beaucoup de marche, mais à 7.5km/h, donc pas trop, ni foudroyant. Moi qui suis plutôt bon en calcul, je n’arrive pas à calculer mon temps final (bah ouais, je me la raconte un peu mais là, je sais que je vais finir, j’ai tout fait pour, serré les dents sur les douleurs et refuse rl’emballement du cardio pour gratter des km/h, non, je veux et je vais finir !), ça me stresse...mais voilà que celui qui est désormais MON rival attitré depuis le vélo n’est plus qu’à 500m de moi...accompagné de 2 potes à vélo pour l’encourager quand moi je suis seul...vous l’aurez compris, je me suis trouvé un objectif moins calme que simplement terminer en dilettante, faut que je le bouffe...comme à bandol, comme au marathon de Sénart, j’ai un os à ronger, je vais étudier scrupuleusement sa foulée et tenter d’établir une stratégie. Il ne reste que 6 bornes mais j’y crois…
1 ravitaillement, il s’arrête, moi je prends mon gel et vite de l’eau, le dernier demi tour de la boucle, plus que 300m...je marche plus vite qu’il ne court, donc quand je cours, je rattrape pas mal..il s’arrête pour pisser, moi, c’est fait depuis longtemps…
Point important, je n’assimile pas mon dernier ravito et le recrache, il reste désormais 3.5 kms à faire, je ne m’arreterai plus...oh, mais lui, à 100m de moi, il va s’arreter a l’avant dernier ravito...yes je le passe...et là, je n’arrive pas à courir (course = mal aux genoux, dos ok, cardio bof / marche = pas vite, mal au dos, genoux ok, mollet bof) mais je marche à 8.5km/h, et malgré ses potes qui l’encouragent, je le sème irrémédiablement, j’ai la grosse banane.
Et même la grosse grosse banane là, je regarde l’heure et je me mets à croire au moins de 15h...les chiffres se bousculent dans ma tête mais il reste 2kms et 12mins pour finir...à la fois jouable et imprensable qunad t’as fait 40 bornes à 7.5 !!!
1500m et là, je ne marche plus, je cours...à plus de 10...ne em demandez pas, les jambes me portent, les douleurs sont oubliées, ça déroule...d’autant plus que dernier km, et encore plus que le mec qui avait 1 tour d’avance, je l’ai en ligne d emire agonisant à 500m de l’arrivée...je lui propose, une fois rattrapé, de se dépouiller pour l’arrivée mais il décline...et j’accélère encore...ma montre affiche 21h59, il reste 200m...ça sent pas bon...mais, mais..la ligne rouge là, je vois 14h56...what=aaaaat ? je spriiiinte et sous la finish line, un saut improbable, manquant de me casser la gueule !
Quel glandu, je n’ai même pas savouré quoi !
14h56, dernier 10500m en 1h08, et surtout dernier 1500 en 8mins...j’ai fini en trombe !
La fin et la conclusion d'une belle aventure


LA casquette, la médaille, l’accolade de Benjamin Sanson, mon pote qui me félicite, une bière vite...putain, c’est fait, c’est fini…


Etirements, je grignotte un peu (un burgeroffert..pas terrible pour un végétarien comme moi, mais le mec du food truck me concocte un burger à la galette pois chiches, juste parfait !), et grosse vague d’émotion quand j’ai ma femme au téléphone qui me félicite...elle si distante avec ma passion (mais tolérante), je me rends compte qu’elle a passé la journée à suivre les résultats live, à vibrer, à m’envoyer des sms pour me dire que je n’ai pas besoin d ejouer aux héros..un pote aussi au tel qui a eu mon accolyte qui était là toute la journée et qui se tenait informé….merde, ej suis du genre pudique mais ça touche en fait tout ça.
Et puis je suis hyper méga content d’avoir fini quoi…
Je ne vais pas torturer les courageux qui auront tout lu, je m’excuse pour la longueur du CR, mais voilà ce qu’est un IM pour des mecs comme moi pas taillés pour la performance kilométrique : une expérience humaine incroyable.
Honnêtement, il ya peu de plaisir au cours de la journée, passée à vouloir finir, vouloir respecter les délais, à vouloir gérer la fatigue, retarder l’épuisement, lutter contre les douleurs, dépasser les difficultés...mais si on se raccroche à de spetites choses tout au long de l’épreuve, le plaisir à la fin en vaut largement la chandelle.
Pour faire un point particulier sur le Frenchman, je peux vous assurer que c’est un pur régal. Peut être l’idéal pour un 1er IM car par générateur de stress quant au parcours vélo, une organisation d’une qualité incroyable, de la chaleur humaine à tout va et une logistique faite pour nous mettre dans les meilleures conditions.
Je ne peux que vous le conseiller, chaudement, vivement, éperdument !
C’est d’ailleurs LE leitmotiv de l’organisation, l’accompagnement des participants pour les aider à aller au bout d’eux mêmes.
Se voir féliciter à la fin, boire un verre avec des grands champions, avoir droit à un massage d’une heure par une osthéo juste adorable...je vais garder ce souvenir gravé en moi à jamais.


Le referai-je ou un autre IM ? Pas tant que je n’aurais pas davantage de foncier vélo, de crawl posé et de temps pour avoir au minimum 3 mois de prépa specifique...mais je reviendrai, c’est une certitude.
Mais là, c’est récup dans les semaines à venir, puis volume d’entrainement moins conséquent avant de définir les prochains objectifs.
D’ailleurs, en parlant récup, on a repris la route juste après mon massage...je ne vous raocnte pas mon dimanche avec les genoux qui sifflent, le postérieur bien irrité et la fatigue générale. Par contre, hier et aujourd’hui, quasi aucune douleur ni courbature. Des muscles un peu durs, mon trapèze toujours enflammé, de la fatigue généralisé mais pas de quoi se faire remarquer au loin comme un mec qui a fait un truc pas commun Smile


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Xiaozhu79


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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 00:13 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Kapik a écrit:
bravo, c'est passé  Okay


hâte de lire le CR


Merci, comme tu dis, c'est passé.
Et tu sais quoi, malgré ma fougue et mon impatience, je mesure beaucoup plus le sens de tes mots quand tu me disais que toi, tu avais besoin d'une grosse prépa et que tu ne te lancerai pas dans ma configuration.
Il est trop tôt pour augurer du reste de mon année, mais je crois que si j'arrive à ajouter un peu de sagesse et de structuration à mon parcours sportif, je vais peut etre m'amuser encore un peu plus Smile


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Xiaozhu79


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MessagePosté le: Mer 1 Juin - 00:14 (2016)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman Répondre en citant

Killy a écrit:
Bravo pour ta course.
Pour le CR....c'est hyper rageant! Déjà eu l'expérience...




Thanks.
Et imagine la rage quand t'ecris comme moi des patés imbitables qui prennent 10 pages word !!!
Je vais la jouer rongalek, écriture word, sauvegarde automatique, et copier/coller à la fin...plus jamais ce sale coup !


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MessagePosté le: Aujourd’hui à 00:10 (2017)    Sujet du message: Frenchman 2016 (ex IronMedoc) - distance Ironman

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